Gaspillage Alimentaire

10 janvier 2015

Etat des lieux du gaspillage alimentaire en France

 

 

 

 

 

 

 

 

 Définition

Selon un rapport publié en 2011 par le ministère de l’Ecologie, les déchets alimentaires correspondent à « de la nourriture destinée à la consommation humaine, qui, à un endroit de la chaîne alimentaire, est jetée, perdue, dégradée ou dévorée par des ravageurs » et le gaspillage au « gaspillage évitable, c’est-à-dire la nourriture, qui à un certain moment avant d’être jetée, était mangeable : tranches de pain, pommes, viande, etc. ». Le rapport parle notamment à ce propos d’aliments jetés dans leur emballage encore fermé, de restes d’aliments contenus dans leur emballage, de restes de plats cuisinés des ménages, des cantines ou de la restauration collective et commerciale.

Quelques chiffres en France

En France, nous jetons en moyenne 21% des aliments que nous achetons, ce qui représente 5,6 millions de tonnes de déchets alimentaires par an, soit 89,9 kg par an et par habitant. Le coût de cet impressionnant gaspillage alimentaire s’élève à 430 euros par an et par habitant. Autre estimation, selon France Nature Environnement, chaque année, nous jetons environ 7 kilos de produits non déballés et non consommés par personne. D’après une étude réalisée par Verdicité et FNE, nous pouvons estimer que le gaspillage alimentaire représente 10% des déchets ménagers et assimilés. Les foyers jettent, en moyenne, entre 500 et 1500 € par an de nourriture encore consommable. L’étude commanditée par Albal montre que les Français n’ont pas conscience de gaspiller autant de nourriture puisqu’ils pensent ne jeter que 6% des produits alimentaires qu’ils achètent. En fait, En réalité,  21% de la nourriture achetée finit à la poubelle alors que la moitié aurait pu ne pas être gaspillée. Selon une autre étude récente, les Français jetteraient en moyenne 20 kilos de nourriture chaque année : 7 kilos de produits emballés, et 13 kilos de fruits et légumes abîmés, de restes de table, et de produits non consommés. Parmi les aliments jetés, environ 50% sont des fruits et légumes. Viennent ensuite les restes des plats faits maison et des plats cuisinés. Plus choquant encore : 30% des aliments sont jetés sans même avoir été déballés : ils passent directement du caddie à la poubelle, sans même être entamés. Lorsqu’ils prennent conscience de ce triste état des lieux, les Français seraient disposés à changer leurs habitudes : 88% des consommateurs déclarent être prêts à prendre des mesures pour éviter le gaspillage alimentaire et 80%  d’entre eux souhaiteraient plus d’informations sur la conservation des aliments.

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Un cout environnemental

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Gaspillage alimentaire : les régions qui gâchent le plus

 

Les Francilienssont les plus gros gaspilleurs de nourriture en France avec 114,5 kg d’aliments jetés par an et par habitant à Paris et en Ile-de-France.

À l’autre extrémité de l’échelle du gaspillage alimentaire l’on trouve l’Auvergne, le Limousin, le Poitou-Charentes, le Centre et la région Rhône-Alpes, qui sont les régions françaises qui gaspillent le moins de nourriture avec 66,8 kg d’aliments jetés par an et par habitant. Quant à elles, les régions de l’Ouest et du Sud, à savoir la Basse-Normandie, la Normandie, la Bretagne, le Nord-Pas-de-Calais, les Pays de la Loire, la Picardie, l’Aquitaine, la Corse, le Languedoc-Roussillon, les Midi-Pyrénées, la Provence, les Alpes-Côte d’Azur gaspillent 81,8 kg de nourriture qui sont ainsi jetés par an et par habitant.

Enfin, la Bourgogne, la Champagne-Ardenne, l’Alsace, la Franche-Comté et la Lorraine jettent à la poubelle 104,6 kg de nourriture par an et par habitant.

 

Le coût énergétique du gaspillage alimentaire

 

L’alimentation est une des premières sources d’émission de gaz à effet de serre. Depuis la production jusqu’au traitement des déchets, le cycle de vie de la nourriture d’un Français moyen représente environ 20% du total de ses émissions quotidiennes.

 

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Les causes du gaspillage

Elles sont multiples et diffèrent en fonction des pays. Comme expliqué plus haut, dans les pays en développement (PED), le gaspillage intervient principalement dans la première partie de la chaîne alimentaire (production, transformation, transport) et dans les pays développés, dans les dernières étapes (distribution et consommation).

Pour les PED, les raisons de ce gaspillage sont le climat parfois chaud et humide, les techniques de culture, de récolte et de conservation limitées et le manque d’infrastructures : les acteurs de la chaîne alimentaire font face à un manque de moyen au niveau des infrastructures de stockage des récoltes, de transformation, de chaîne du froid, de transport et également au niveau des systèmes d’emballage et de commercialisation. On peut prendre l’exemple du séchage du riz au soleil qui l’expose aux rongeurs et aux parasites ou encore des marchés souvent sous dimensionnés et n’offrant pas de bonnes conditions d’hygiène ou de bons équipements de refroidissement.

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Producteurs

Les pertes agricoles peuvent être causées par des facteurs météorologiques et environnementaux ou par des parasites et des maladies. A côté de cela, il y a aussi des raisons économiques, réglementaires, commerciales et techniques qui sont invoquées, telles qu’un cours de marché trop bas (le prix de vente ne couvrant pas le coût de récolte), des normes de calibrage imposées au producteur par la distribution, un surplus de production, la mécanisation, etc. Dans ces cas, il est possible que le producteur laisse dans les champs une partie de sa récolte ou la détourne vers l’alimentation animale. A titre d’exemple, il y a peu, les producteurs australiens ont produit une quantité excessive d’agrumes par rapport à la demande qui avait diminué suite à une appréciation excessive du dollar australien. Ils ont dû laisser pourrir dans les arbres une partie de leurs fruits.

Plus près de nous, en Normandie, en 2009, 40 tonnes de coquilles Saint-Jacques ont du être détruites faute d’acheteurs. Au même moment, en Bretagne, plusieurs tonnes de merlus ont été jetées, également faute d’acheteurs, du fait de la concurrence espagnole proposant de merlus à des prix plus bas.

 

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Distributeurs

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D’après une étude du Ministère de l’écologie, les commerces et la distribution seraient responsables de 11% des déchets alimentaires produits en France, soit 750 000 tonnes, dont 70% de déchets évitables. En Grande-Bretagne, à l’étape de la distribution, 25% des produits seraient gaspillés. Une étude de Last Minute Market explique qu’en 2009, en Italie, plus de 263 000 tonnes de denrées alimentaires ont été gaspillées dont 40% de fruits et légumes.

Plusieurs raisons sont à invoquer pour expliquer le gaspillage alimentaire au stade de la distribution : commandes inappropriées, casse lors de la mise en rayon, difficulté à prévoir la demande des clients, moment de l’approvisionnement (exemple : réapprovisionnement d’un rayon juste avant la fermeture), conditions de conservation, gestion des stocks et des rayons (retrait des produits avant leur date limite de consommation, retrait des produits présentant un défaut d’étiquetage, retrait des produits abimés, nécessité d’avoir des rayons toujours remplis …), stratégie marketing, etc. Le comportement du client peut également causer du gaspillage : manipulation des fruits et légumes, déplacement de produits dans les rayons, refus d’acheter des produits non « parfaits » esthétiquement, etc..

 

Tristram Stuart explique que la chaîne de supermarché Asda, en Grande-Bretagne, « exige que toutes les carottes soient droites, pour que les clients puissent éplucher toute la longueur d’un seul geste ». Cette norme de calibrage engendre du gaspillage chez son fournisseur de carottes, M. H. Poskitt Carrots : 25 à 30% de ses carottes sont rejetées car elles ne correspondent pas aux critères de calibrage, leur courbure étant légèrement irrégulière ou leur couleur pas assez brillante

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Consommateurs

Faut pas gâcher ! Opération coaching-frigo, épisode 2/3 : les solutions

Dans les pays développés, l’époque des rationnements est aujourd’hui révolue. La sécurité alimentaire est en effet garantie pour la majorité des habitants de ces pays. Aux Etats-Unis et en Europe, au cours des dernières décennies, la quantité d’aliments disponible par personne dans les magasins et dans les restaurants a augmenté: nous sommes dans une situation d’abondance.

D’après l’INSEE, en France, la part du budget dédiée à l’alimentation n’a cessé de diminuer depuis les années 1950 : elle représentait 38% du budget de consommation en 1960 et représente 16% de nos jours. L’INSEE explique que le niveau de vie atteint par la plupart des habitants des pays développés leur permet désormais d’assurer leurs besoins alimentaires. Ainsi, ces deux facteurs combinés ont donné lieu à une situation où le citoyen peut se permettre de gaspiller des denrées alimentaires.

82% des Européens pensent qu'ils ne gaspillent pas ou peu: 11% affirme ne jeter aucune nourriture et 71% en jeter moins de 15%, mais qu’en est-il ?

D’après l’ADEME, un Français jette en moyenne 79 kg de déchets alimentaires par an. Sur ces 79 kg, 59 kg sont difficilement évitables (os, épluchures, etc.). Le gaspillage alimentaire d’un citoyen se monte donc, en moyenne, à 20 kg de nourriture par an dont 7 kg d’aliments encore emballés. Cependant, 2/3 des français estiment être en dessous de ces 20kg. Ainsi, les déchets alimentaires produits au stade de la consommation domestique s’élèvent à 5,3 millions de tonnes dont plus de 1,3 million de tonnes de déchets alimentaires évitables (gaspillage alimentaire).

 

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Le label « Quoi ma Gueule »

 

 Les origines du collectif  

Collectif des gueules cassées c’est formé après le constat que des millions de tonnes de fruits et légumes sont jeter avant même leur commercialisation. Ce gaspillage est en grande partie du au simple faite que ces légumes ne correspondent pas aux standards (moche, difforme …) malgré leur parfaite qualité. La démarche est initiée par des producteurs de fruits et légumes issus de la France entière.

 

Le fonctionnement, les principes ?

Le collectif permet la labélisation de produits “invendables” pour des raisons esthétiques. Les fruits et légumes sont regroupés en 3 groupes:

-          Ceux présentant un défaut d’aspect,

-          Ceux de petits calibres et moins jolis,

-          Ceux présentant des marques suite à des intempéries, pluie, grêle ou chocs dus au vent.

Point commun de ses produits atypiques dans l’univers aseptisé des supers et hypermarchés : la qualité sanitaire et gustative est intacte, et le prix nettement inférieur à celui des produits « normaux ». Environ 30 % de moins chez Intermarché et Monoprix.

Du côté des producteurs, moins de gaspillage, puisque les stocks non calibrés (mais propres à la consommation) sont finalement écoulés : en bref, tout le monde s’y retrouve! Le défi du label : s’implanter à présent dans tous les supermarchés de France.

 

Les partenaires?

A l’heure actuelle, Intermarché, Auchan et Monoprix sont mobilisés en faveur de ce label. Monoprix et Auchan les appellent « gueules cassées » et les commercialisent dans le cadre d’une opération baptisée « Quoi ma gueule ? ». Intermarché les affuble plus prosaïquement du qualificatif de « fruits et légumes moches ».

Précisément, Monoprix les propose, depuis le 26 mai 2014, dans 17 magasins (14 points de vente d’Ile-de-France, le Monoprix Rond-Point à Marseille, ceux de la Croix-Rousse à Lyon, et du Croisé Laroche à Marcq-en-Barœul). Les premiers produits à être commercialisés ont été des pommes en sachet de 1,5 kg, des cerises en barquette d’1 kg, ainsi que des abricots Wonder cot. Chez Auchan, il s’agit d’un test mené dans l’hypermarché de Vélizy, à l’ouest de Paris. Les initiatives des deux réseaux sont soutenues par « Les Gueules cassées ». Pionnier en la matière, Intermarché a déjà dépassé cette phase de test avec une expérience menée en Mars 2014 à Provins. En deux jours, 1.200 kilos de carottes, oranges et pommes « moches » ont été écoulés. Fort de ce succès, la direction de l’enseigne a décidé d’étendre l’opération à une dizaine de points de vente de la région parisienne, puis à plusieurs centaines de supermarchés le 16 octobre 2014, à l’occasion de la Journée de lutte contre le gaspillage.

Plus qu’une cinquantaine de magasins Leclerc vont proposer cette gamme de fruits et légumes dans le Grand Ouest et en région parisienne à partir de 2015. En Pays-de-Loire, 41 points de vente ont aussi signé pour la commercialisation de ces denrées. La liste des autres points de vente doit encore être complétée. Après le test réussi d’Auchan Vélizy, l’enseigne nordiste a décidé de dupliquer rapidement le modèle dans 25 magasins en Ile-de-France. Dans la même logique, Monoprix a privilégié la commercialisation de ces produits dans 14 magasins franciliens (et trois en région à Marseille, Lyon et Marcq-en-Baroeul dans le Nord). Cora et Système U commercialiseront bientôt, eux aussi, cette offre de produits hors calibres.

 

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Ses effets sur les 3 acteurs

 Producteurs

L'initiative semble très appréciée des producteurs qui ne perdent plus de temps à trier leurs récoltes. Mieux, ils arrivent à écouler la majorité de leurs produits, à moindres coûts puisqu'ils en jettent moins.

Distributeurs

 Les effets sur les producteurs sont regroupés autour du marketing et de la communication. En effet le label "quoi ma gueule" leur permet redorer leur image. Ainsi dans une logique de concurrence, tout consommateur aura intérêt à se tourner vers les distributeurs labélisant leur produit.

 

Consommateurs

Des économies pour le consommateur et pour le producteur

Ces fruits et légumes sont commercialisés sous l'étiquette "Quoi ma gueule ?". Des grandes surfaces des groupes Intermarché, Auchan et Monoprix les proposent à la vente à un prix de 20 à 30% moins cher que les autres. Pour l'instant, ces opérations ne concernent pas tous les magasins de ces marques mais devant le succès de ce nouveau label, des réflexions sont menées pour le généraliser au niveau national. Les rayons "moches" dans les supermarchés pourraient se multiplier.

Les avantages sont nombreux. Le prix moins élevé permet à plus de consommateurs de pouvoir acheter fruits et légumes frais qui, sinon, reviennent parfois trop cher à certains d'entre eux.

Le consommateur n'est pas le seul à faire des économies. Le producteur lui aussi s'y retrouve financièrement en pouvant vendre une plus grande partie de sa production et en évitant de payer les frais de destruction qui peuvent être lourds. En effet, les fruits et légumes qui ne correspondent pas aux normes de vente actuelles sont généralement détruits par les fournisseurs. Un exemple flagrant de gaspillage alimentaire pour répondre à des normes esthétiques.

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Le scandale du gaspillage. Émission du 3 juin 2012 à 20h30 Arte

Le scandale du gaspillage. Émission du 3 juin 2012 à 20h30 Arte

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15 janvier 2015

Petit guide pratique du réfrigérateur

- Ôter tous les emballages inutiles, par exemple le carton des yaourts ...

- Pour conserver un produit cuit au réfrigérateur (viandes,

poissons, plats préparés..) il faut attendre que celui-ci

soit à température ambiante avant sa mise au froid.

-Ne jamais recongeler un produit qui a été décongelé.

 

-Ranger correctement son réfrigérateur (Cf: image)

frigo

 

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