Faut pas gâcher ! Opération coaching-frigo, épisode 2/3 : les solutions

Dans les pays développés, l’époque des rationnements est aujourd’hui révolue. La sécurité alimentaire est en effet garantie pour la majorité des habitants de ces pays. Aux Etats-Unis et en Europe, au cours des dernières décennies, la quantité d’aliments disponible par personne dans les magasins et dans les restaurants a augmenté: nous sommes dans une situation d’abondance.

D’après l’INSEE, en France, la part du budget dédiée à l’alimentation n’a cessé de diminuer depuis les années 1950 : elle représentait 38% du budget de consommation en 1960 et représente 16% de nos jours. L’INSEE explique que le niveau de vie atteint par la plupart des habitants des pays développés leur permet désormais d’assurer leurs besoins alimentaires. Ainsi, ces deux facteurs combinés ont donné lieu à une situation où le citoyen peut se permettre de gaspiller des denrées alimentaires.

82% des Européens pensent qu'ils ne gaspillent pas ou peu: 11% affirme ne jeter aucune nourriture et 71% en jeter moins de 15%, mais qu’en est-il ?

D’après l’ADEME, un Français jette en moyenne 79 kg de déchets alimentaires par an. Sur ces 79 kg, 59 kg sont difficilement évitables (os, épluchures, etc.). Le gaspillage alimentaire d’un citoyen se monte donc, en moyenne, à 20 kg de nourriture par an dont 7 kg d’aliments encore emballés. Cependant, 2/3 des français estiment être en dessous de ces 20kg. Ainsi, les déchets alimentaires produits au stade de la consommation domestique s’élèvent à 5,3 millions de tonnes dont plus de 1,3 million de tonnes de déchets alimentaires évitables (gaspillage alimentaire).