Les pertes agricoles peuvent être causées par des facteurs météorologiques et environnementaux ou par des parasites et des maladies. A côté de cela, il y a aussi des raisons économiques, réglementaires, commerciales et techniques qui sont invoquées, telles qu’un cours de marché trop bas (le prix de vente ne couvrant pas le coût de récolte), des normes de calibrage imposées au producteur par la distribution, un surplus de production, la mécanisation, etc. Dans ces cas, il est possible que le producteur laisse dans les champs une partie de sa récolte ou la détourne vers l’alimentation animale. A titre d’exemple, il y a peu, les producteurs australiens ont produit une quantité excessive d’agrumes par rapport à la demande qui avait diminué suite à une appréciation excessive du dollar australien. Ils ont dû laisser pourrir dans les arbres une partie de leurs fruits.

Plus près de nous, en Normandie, en 2009, 40 tonnes de coquilles Saint-Jacques ont du être détruites faute d’acheteurs. Au même moment, en Bretagne, plusieurs tonnes de merlus ont été jetées, également faute d’acheteurs, du fait de la concurrence espagnole proposant de merlus à des prix plus bas.