Les origines du collectif  

Collectif des gueules cassées c’est formé après le constat que des millions de tonnes de fruits et légumes sont jeter avant même leur commercialisation. Ce gaspillage est en grande partie du au simple faite que ces légumes ne correspondent pas aux standards (moche, difforme …) malgré leur parfaite qualité. La démarche est initiée par des producteurs de fruits et légumes issus de la France entière.

 

Le fonctionnement, les principes ?

Le collectif permet la labélisation de produits “invendables” pour des raisons esthétiques. Les fruits et légumes sont regroupés en 3 groupes:

-          Ceux présentant un défaut d’aspect,

-          Ceux de petits calibres et moins jolis,

-          Ceux présentant des marques suite à des intempéries, pluie, grêle ou chocs dus au vent.

Point commun de ses produits atypiques dans l’univers aseptisé des supers et hypermarchés : la qualité sanitaire et gustative est intacte, et le prix nettement inférieur à celui des produits « normaux ». Environ 30 % de moins chez Intermarché et Monoprix.

Du côté des producteurs, moins de gaspillage, puisque les stocks non calibrés (mais propres à la consommation) sont finalement écoulés : en bref, tout le monde s’y retrouve! Le défi du label : s’implanter à présent dans tous les supermarchés de France.

 

Les partenaires?

A l’heure actuelle, Intermarché, Auchan et Monoprix sont mobilisés en faveur de ce label. Monoprix et Auchan les appellent « gueules cassées » et les commercialisent dans le cadre d’une opération baptisée « Quoi ma gueule ? ». Intermarché les affuble plus prosaïquement du qualificatif de « fruits et légumes moches ».

Précisément, Monoprix les propose, depuis le 26 mai 2014, dans 17 magasins (14 points de vente d’Ile-de-France, le Monoprix Rond-Point à Marseille, ceux de la Croix-Rousse à Lyon, et du Croisé Laroche à Marcq-en-Barœul). Les premiers produits à être commercialisés ont été des pommes en sachet de 1,5 kg, des cerises en barquette d’1 kg, ainsi que des abricots Wonder cot. Chez Auchan, il s’agit d’un test mené dans l’hypermarché de Vélizy, à l’ouest de Paris. Les initiatives des deux réseaux sont soutenues par « Les Gueules cassées ». Pionnier en la matière, Intermarché a déjà dépassé cette phase de test avec une expérience menée en Mars 2014 à Provins. En deux jours, 1.200 kilos de carottes, oranges et pommes « moches » ont été écoulés. Fort de ce succès, la direction de l’enseigne a décidé d’étendre l’opération à une dizaine de points de vente de la région parisienne, puis à plusieurs centaines de supermarchés le 16 octobre 2014, à l’occasion de la Journée de lutte contre le gaspillage.

Plus qu’une cinquantaine de magasins Leclerc vont proposer cette gamme de fruits et légumes dans le Grand Ouest et en région parisienne à partir de 2015. En Pays-de-Loire, 41 points de vente ont aussi signé pour la commercialisation de ces denrées. La liste des autres points de vente doit encore être complétée. Après le test réussi d’Auchan Vélizy, l’enseigne nordiste a décidé de dupliquer rapidement le modèle dans 25 magasins en Ile-de-France. Dans la même logique, Monoprix a privilégié la commercialisation de ces produits dans 14 magasins franciliens (et trois en région à Marseille, Lyon et Marcq-en-Baroeul dans le Nord). Cora et Système U commercialiseront bientôt, eux aussi, cette offre de produits hors calibres.